The Carbon Dinosaur in France |
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FRANÇAIS | Lack of political will is central to France's inability to tackle climate change. Although climate change was impressively set on the agenda during the 2003 heatwave, political decision-makers have dropped the issue since then. In fact government policy has moved backwards. A proposed carbon tax, which would have accounted for 40% of French emissions reduction, has now been shelved. It is unlikely that France will reach its Kyoto target. The politicians are influenced by the powerful transport and construction lobby, who between them they account for 44% of French carbon emissions. These powerful interest groups have effec-tively stalled French climate change policy. The government was due to devise a concrete reduction strategy but this 'climate plan' has now been postponed to summer 2004. Thus these powerful indus-tries have avoided any responsibility to reduce their contributions to climate change. The dependency of the French energy infrastructure on nuclear power inhibits action on cli-mate change. Since France is largely dependent on nuclear energy for electricity generation, gigantic over-capacities make additional reductions in the electricity sector unattractive. The government is more eager to push the construction of new nuclear power plants than to make credible efforts for en-ergy economies or renewables. France regards nuclear power as a viable long term energy source and this means there is little opportunity for the expansion of renewable energy. The regulatory framework still provides more obstacles than incentives for 'new renewables' and many planned proj-ects just fail because of bureaucratic barriers. The aim of Friends of the Earth France is twofold: Nationally, to highlight
the need for renewable en-ergies and energy efficiency in France. At
the local level, FoE groups will focus on transport, blaming carbon
dinosaurs, such as new road projects, car exhibitions and the disastrous
impacts of the Pres-tige oil tanker sinking. Principaux responsables du (par rapport aux émissions nationales tous gaz à effet de serre confondus)
Obstacles à la lutte contre le changement climatique Le manque de volonté politique est évident en ce qui concerne le gel de la Taxe intérieure sur les produits pétroliers (TIPP), qui était censé garantir 40 % de la réduction des émissions d'ici 2010. Il sera alors difficile d'atteindre l'objectif national défini dans le protocole de Kyoto, à savoir la stabilisation des émissions au niveau de 1990 (565 millions tonnes d'équivalent CO2). De plus, aucune définition claire des responsabilités, ni aucune stratégie de réduction des émissions n'ont été établies pour les secteurs les plus importants, le transport et l'habitat. Sous la pression des lobbies, en particulier ceux des constructeurs automobile et des entreprises de travaux publics, la politique climatique française semble actuellement bloquée : le nouveau Plan Climat, annoncé pour l'automne 2003, a en effet été reporté à l'été 2004. Enfin, la dépendance extrême de la structure énergétique française au nucléaire empêche toute incitation sérieuse pour la lutte contre le changement climatique. La France utilisant le nucléaire pour sa production électrique à un des niveaux les plus élevés au monde, ses énormes surcapacités rendent toute économie d'électricité sans intérêt visible du point de vue du consommateur. Quel avenir pour la protection du climat ? Pour l'instant, le gouvernement français s'occupe presque exclusivement de la construction du nouveau réacteur nucléaire EPR, et ne fait pas d'efforts en faveur des économies d'énergie ou des renouvelables. L'énergie nucléaire n'apporte pourtant aucune solution à la protection globale du climat. Bien au contraire, la France perd du temps dans le développement des énergies renouvelables pendant que les déchets nucléaires s'accumulent et que les dangers de la radioactivité continuent d'augmenter. S'appuyant surtout sur des sources douteuses telles que l'incinération et les grands barrages, les énergies renouvelables en France ne couvraient que 7,2 % de la consommation globale d'énergie primaire en 2001. De plus, le cadre réglementaire lève plus d'obstacles qu'il ne déblaie le terrain pour qu'une vraie place soit accordée aux « nouvelles renouvelables ». Jusqu'à maintenant, aucun tarif de rachat suffisamment élevé n'est accordé, sauf à l'éolien. De nombreux projets échouent en raison des barrières bureaucratiques. Le « Dinosaure Géant » en France La tournée du « Dinosaure Géant » va mettre l'accent sur la nécessité d'un profond changement des politiques sectorielles de l'énergie et des transports. Dans le cadre de la tournée du « Dinosaure Géant », les Amis de la Terre - France ont un double objectif. Il s'agit premièrement de faire monter la pression en faveur d'un véritable démarrage des énergies renouvelables et de la maîtrise de l'énergie. Lors de la tournée du « Dinosaure Géant », les groupes locaux des Amis de la Terre se concentreront quant à eux surtout sur les transports et une définition de la mobilité respectueuse du climat, dénonçant l'existence de « dinosaures fossiles » tels que des projets de nouvelles routes, des expositions automobiles ou encore les impacts désastreux du naufrage du Prestige.
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